A propos Pr C. Siatka

Directeur général, généticien

Tout ce que vous devez savoir sur la vaccination du COVID-19

La révolution des vaccins à ARN contre les maladies infectieuses

Edité par BECHERINI, Béatrice | 18 janvier 2021 |

Auteurs :

Franck J. D. Mennechet, Université de Montpellier, Équipe U1058 INSERM- Pathogenèse et Contrôle des Infections Chroniques,

Christian Siatka, Équipe Chrome EA7352, Université de Nîmes, École de l’ADN, Muséum d’Histoire Naturelle, Nîmes.

Au cours de ces trois dernières décennies, les technologies à base d’ARN ont suscité un large intérêt pour le développement de vaccins prophylactiques et thérapeutiques. Des essais précliniques et cliniques ont montré que les vaccins à ARN messagers (ARNm) fournissent une réponse immunitaire sûre et durable chez les modèles animaux, mais aussi chez l’homme. La pandémie du SARS-Cov2 nous a enseigné qu’il était à propos de réagir vite et d’exploiter toutes les connaissances et expertises acquises dans le domaine des vaccins à ARNm afin de trouver une stratégie de vaccination rapide et efficace pour combattre la maladie du Covid-19. Nous proposons un aperçu des progrès actuels de la recherche sur les vaccins à ARNm. Ce sont des vaccins à fort potentiel puisqu’ils peuvent être fabriqués rapidement et peuvent par conséquent devenir de puissants outils contre les maladies infectieuses. Il apparaît important de souligner ici leur potentiel avenir, notamment dans cette première étape de développement inouïe pour combattre la maladie du Covid-19

Article en ligne sur Salles Propres

 

programme SCITREX 2.0 au Lycée International Jules Guesdes à Montpellier

L’Ecole de l’ADN est invitée sur 15 jours pour présenter des ateliers SCITREX  en collaboration avec le Fablab de Carmaux et l’INSERM et  pour réaliser 28 ateliers pour 14 classes  (seconde et première)

 

C’est une action qui entre dans le cadre du programme SCITREX 2.0 parrainée par la région Occitanie

3 thématiques sont présentées repartis sur 14 classes ( 8 classes de secondes et 6 classes de 1ère).

  • Santé/diagnostic génétique
  • criminalistique
  • environnement

Conférence sur les tests ADN en pratique judiciaire

Programme SCITREX 2

Conférence Grand public le samedi 17 octobre 2020

à 10h00 au CEMEA de Montpellier

conférence disponible en ligne

 

D’une manière très générale tous les êtres humains, y compris les vrais jumeaux, sont différents. Cette distinction apparente à l’état morphologique est particulièrement visible à l’échelle moléculaire, notamment au sein du support de l’information génétique de tout être vivant : la molécule d’ADN. Ces aspects moléculaires hautement discriminants rendent l’identification des individus non seulement possible, mais aussi incontestable.

Ce verrou scientifique connaît de nos jours une expansion totale en matière d’identification, notamment avec la mise en place, récente en France, du Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG). Ce nouveau mode d’identification considéré aussi comme un mode de fichage est un sujet épineux, qui suscite des controverses éthiques.

La présentation réalisée en 3 parties présente d’abord le cadre réglementaire en matière civile et pénale ; puis, après un interlude scientifique, les techniques de l’empreinte génétique seront présentées ; enfin le débat sera ouvert sur la sensibilité à l’identification génétique et au fichage génétique en général.

En abordant cette question, le CZLR poursuit la réflexion engagée lors de son université d’automne des 26 et 27 septembre autour des « enjeux de la bioéthique », présentés par le Dr Gilles Roche.

Le thème sera introduit par Christian Siatka, directeur de l’École de l’ADN de Nîmes. www.ecole-adn.frwww.arkofinquiry.eu

Pour tout renseignement sur le Cercle Zététique : appeler le 0674641093 ou écrire à : cercle-zetetique@gmail.com. Cf également la page Facebook : https://www.facebook.com/zetetiquelanguedoc/

Le prix Nobel de chimie décerné à la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna pour les « ciseaux moléculaires »

L’Académie suédoise a récompensé les deux chercheuses pour la mise au point du système universel d’édition du génome Crispr-Cas9.

https://www.nobelprize.org/prizes/chemistry/2020/summary/

Par Publié aujourd’hui à 12h19, mis à jour à 12h49

http://https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/10/07/le-prix-nobel-de-chimie-a-la-francaise-emmanuelle-charpentier-et-l-americaine-jennifer-doudna-pour-les-ciseaux-moleculaires_6055125_1650684.html

Depuis quatre ans, on leur promettait le Nobel de médecine. La vénérable académie suédoise a fini par entendre les arguments… C’est dans la catégorie « chimie » qu’elle a attribué son prix, mercredi 7 octobre, à la Française Emmanuelle Charpentier et à l’Américaine Jennifer Doudna, pour leur découverte d’un outil moléculaire qui permet « de réécrire le code de la vie ».

Après les prix accordés en 2009 à l’Australienne Elizabeth Blackburn et l’Américaine Carol Greider, c’est la deuxième fois, seulement, depuis la création de la récompense, en 1901, que deux femmes sont simultanément honorées dans une même discipline.

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Personne ne trouvera à redire à cette reconnaissance. La mise au point, en 2012, de ce que l’on a coutume de nommer « le couteau suisse de l’édition du génome », a sans aucun doute marqué une véritable révolution : en recherche médicale et en biochimie, mais bien au-delà. Avec Crispr, la balbutiante ingénierie du génome a été mise à la portée de tous les laboratoires. Des chercheurs en biologie fondamentale aux inventeurs des végétaux ou des animaux de demain, des médecins en quête de solution pour vaincre le paludisme ou faciliter les transplantations d’organes, à ceux qui traquent les maladies génétiques, tous ne jurent désormais que par Crispr-Cas9.

Le terrain foulé par les lauréates n’était certes pas vierge. Au milieu des années 1960, des scientifiques avaient découvert que certaines enzymes (dites « de restriction ») pouvaient couper l’ADN de certaines cellules à certains endroits… Mais l’affaire restait assez hasardeuse.

Au début du XXIe siècle, un premier bond a été entrepris : les « nucléases à doigt de zinc » et les « TALENs » ont permis de couper le génome à peu près là où on le souhaitait. Mais au prix d’une mise au point particulièrement lourde : chaque gène visé imposait en effet la construction d’une protéine spécifique. Crispr-cas9 a permis de passer du sur-mesure au prêt-à-porter sans rien perdre en précision. Simple, rapide, et donc bon marché, le système a conquis toute la sphère scientifique.

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Son secret : la fameuse protéine Cas9. Capable de couper presque n’importe quoi n’importe où, elle doit juste être correctement guidée. Pour cela, il suffit de lui adjoindre une information génétique précise : la portion d’ARN correspondant à l’ADN visé. Au lieu de construire une protéine en trois dimensions, on compose une succession de paires de bases, autrement dit un problème à… une dimension. Ce qui prenait un an prend désormais moins d’une semaine et fonctionne chez les bactéries et les plantes, comme chez les souris et les hommes.

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Une longue chaîne de chercheurs

Si, comme le prévoit son règlement, l’Académie a limité son palmarès à deux noms, c’est en réalité une longue chaîne de chercheurs qui a permis cette percée scientifique. Une histoire exemplaire liant la recherche la plus fondamentale et solitaire à la quête de solutions industrielles. L’Espagnol Francis Mojica, de l’université d’Alicante, en Espagne, a sans doute posé la première pierre à l’édifice. Passionné par le génome d’un organisme unicellulaire particulièrement résistant aux hautes concentrations salines dans les marais voisins, il y découvre de curieuses répétitions.

Elargissant sa recherche, il met en évidence la même structure dans une quarantaine de bactéries et archées. Avec un collègue hollandais, il leur donnera un nom : Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats (CRISPR), ce qui pourrait se traduire par « groupement d’éléments palindromiques courts répétés et régulièrement espacés ». En clair, des séquences identiques se répètent régulièrement dans le génome.

Surtout, Mojica retrouve, entre ces séquences, des morceaux de génome… de virus, les pires ennemis des bactéries. Il émet donc l’hypothèse, en février 2005, que les Crispr constitueraient un système immunitaire : lors d’une première attaque, les bactéries survivantes intégreraient dans leur génome un bout de gène caractéristique de leur assaillant, ce qui leur permettraient de se défendre lors d’une attaque ultérieure.

Cette belle intuition, c’est une équipe française, installée à Dangé-Saint-Romain, dans la Vienne, qui va la vérifier expérimentalement. Les chercheurs de Danisco – racheté depuis par le géant de l’agrochimie DuPont – ont une cible : les phages, ces virus qui attaquent les bactéries du yaourt et interrompent le processus de fermentation. Après deux ans de minutieuse recherche, Philippe Horvath, Rodolphe Barrangou et leur collègue canadien Sylvain Moineau, apportent la preuve expérimentale de cette nouvelle immunité.

Le coup d’envoi d’une course mondiale

Publiée dans Science, la découverte lance le coup d’envoi d’une course mondiale. En Europe comme aux Etats-Unis, de nombreuses équipes s’attachent à détailler la structure et la biochimie du système Crispr-Cas9. Comment il enregistre l’identité des virus assaillants, comment il les intègre dans le génome de la bactérie, puis comment, lors d’attaques ultérieures, il part en chasse, vise, reconnaît et élimine les ennemis.

En juin 2012, les équipes d’Emmanuelle Charpentier – alors en poste à UMEA, en Suède – et Jennifer Doudna, de l’université de Berkeley, en Californie, parviennent à reconstituer l’intégralité du puzzle. Surtout, elles reproduisent le système in vitro, hors, donc, de sa bactérie initiale. Crispr peut désormais être programmé afin de viser n’importe quel gène, retrancher une séquence d’ADN, mais aussi la remplacer par une autre.

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La porte est ouverte. La planète scientifique s’engouffre sur ces terres nouvelles et court après les applications. Cette fois, c’est sur la côte Est, à Boston, que l’Américain Feng Zhang (Broad Institute) réussit une nouvelle prouesse : il parvient, grâce à Crispr, à modifier le génome de cellules animales et humaines – des cellules dites « eucaryotes », c’est-à-dire possédant un noyau. Tout le vivant s’ouvre à présent aux lames des nouveaux « ciseaux moléculaires ».

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Les uns en perfectionnent la précision, les autres en étendent les applications, d’autres encore, en mettent en évidence les limites. Des querelles sur les brevets sont toujours pendantes. Loin des laboratoires, juristes, philosophes et même responsables politiques tentent de leur côté d’en mesurer la portée, de la fabrication des « nouveaux OGM » à la quête du bébé parfait. Pour le pire ou le meilleur, une révolution est en marche. C’est aussi cela que le Nobel de chimie a reconnu.

Portrait : Emmanuelle Charpentier, le « charmant petit monstre » du génie génétique
Les articles de notre série « La saga Crispr-Cas9 »

Le premier épisode vous fait découvrir ce nouvel outil moléculaire, Crispr, qui permet de modifier les génomes à volonté, chez tous les êtres vivants, bouleversant les molécules.

Dans le deuxième épisode, apprenez comment, au milieu des années 2000, une découverte va révolutionner la biologie : les bactéries qui servent de ferment dans vos yaourts s’avèrent être une arme fatale contre les virus.

Troisième épisode. Amateurs de sciences, vous ne pouvez les avoir ratées : les biologistes française et américaine Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna accumulent les prix pour avoir inventé les ciseaux moléculaires.

Dans ce quatrième épisode, découvrez comment Crispr-Cas9 est à l’origine de batailles sanglantes entre instituts rivaux et start-up.

Cinquième épisode. Leurs grands yeux écarquillés ont fait le tour du monde : début 2014, la revue « Cell » dévoile la naissance des deux premiers primates dont le génome a été modifié grâce à Cripsr-Cas9.

Dans le dernier épisode de cette série, découvrez comment en 2015 une expérience chinoise a été menée sur des embryons humains grâce à cet outil d’édition du génome.

Et aussi nos entretiens avec des acteurs majeurs de cette découverte :

Le généticien américain George Church évoque les nouvelles possibilités d’ingénierie du génome et son souhait de pouvoir les appliquer aux cellules germinales pour prévenir certaines maladies.

Le jeune chercheur américain Feng Zhang évoque les voies d’amélioration de ce système révolutionnaire d’édition génétique.

Le directeur du Broad Institute (MIT et Harvard), Eric Lander, revient sur le processus de découverte du système d’édition génétique Crispr, qu’il a récemment décrit dans un long récit, qui a suscité de nombreuses critiques.

Pour la biologiste américaine Jennifer Doudna, codécouvreuse du système d’édition du génome, les questions éthiques doivent être rendues publiques.

Spécialiste en biotechnologie, Rob Carlson estime que les politiciens et les industriels devraient être responsables de la façon dont ils utilisent la science.

Fête de la science 2020 Du 2 octobre 2020 au 9 octobre 2020

L’Opération Phare en Occitanie organisée le vendredi 2 octobre au lycée Albert Camus en partenariat avec l’établissement.
Durant cette journée, l’Ecole de l’ADN organise pour les élèves du lycée des ateliers de criminalistique.

L’objet est d’illustrer les techniques d’analyses génétiques  à des fins de criminalistiques.

FDS 2020

Ces ateliers co-animés par les professeurs et des lycéens mais aussi par les enseignants-chercheurs et les étudiants de la Licence Sciences de la Vie d’UNÎMES.

Les ateliers sont réalisés par Christian Siatka, LCL-RC auprès du PJGN.

les informations complémentaires sont disponibles sur le site de l’Université de Nîmes

Des conférences

  • Lundi 5 octobre : Les stratégies en criminalistique
    par Christian Siatka, enseignant-chercheur associé en biologie à UNÎMES

Cette conférence a pour objet de présenter les procédures, les technologies et stratégies exploitées en criminalistique pour résoudre les affaires de police.

  • Mardi 6 octobre : Biomimétisme
    par Christian Siatka, enseignant-chercheur associé en biologie à UNÎMES

Cette présentation a pour objet de sensibiliser le citoyen sur les pouvoirs magiques et invisibles de la nature qui sont exploités au quotidien. Depuis longtemps l’homme a inconsciemment exploité la diversité de pouvoir de Dame Nature. Aujourd’hui le biomimétisme, qui consiste à développer de l’ingénierie en s’inspirant du vivant, est au cœur des stratégies d’innovations. L’observation de l’environnement, les recherches menées au quatre coins du globe, ont fait prendre conscience que l’homme a besoin aussi de cet environnement préservé pour être créatif. D’où l’intérêt de le protéger pour encore mieux nous adapter à sa richesse.
L’objet de cette « histoire scientifique » est de vous enrichir de découvertes surprenantes pour vous faire aimer la nature et vous informer des potentiels de ces découvertes et pourquoi pas un jour venir nous rejoindre dans ces aventures scientifiques « magiques ».

  • Mercredi 7 octobre : Plasticité cérébrale: un phénomène sans âge ?
    par Patrizia Giannoni, maître de conférences en biologie à UNÎMES

Découverte de la plasticité cérébrale et de l’impact d’un cerveau “plastique” sur notre vie. Le cerveau peut-il être façonné ?

  • Jeudi 8 octobre : Science éthique et société
    par Christian Siatka, enseignant-chercheur associé en biologie à UNÎMES

Cette présentation a pour objectif d’informer les citoyens, sur l’importance le la réflexion, éthique citoyenne sur la génétique en médecine et de mettre ainsi  évidence les possibilités des enjeux technologiques de demain.
La technologie CRISPR-Cas9, par exemple, permet d’éditer les génomes à volonté. Co-fondée par Emmanuelle Charpentier (Prix Louis Jeantet, 2015), son efficacité a été démontrée par des applications variées dans l’agroalimentaire, la santé (principalement la thérapie génique, les maladies infectieuses, l’oncologie, la neurologie), mais aussi les biotechnologies et la biologie synthétique.
Évidemment, le fait de pouvoir modifier notre code génétique «à la carte» soulève de nombreuses questions sur les aspects éthiques, en particulier depuis les premières expériences sur des embryons humains…

 

  • Vendredi 9 octobre : Les Tests ADN en pratiques judiciaires
    par Christian Siatka, enseignant-chercheur associé en biologie à UNÎMES

D’une manière très générale, tous les êtres humains, y compris les vrais jumeaux, sont différents. Cette distinction apparente à l’état morphologique est particulièrement visible à l’échelle moléculaire, notamment au sein du support de l’information génétique de tout être vivant : la molécule d’ADN. Ces aspects moléculaires hautement discriminants rendent l’identification des individus non seulement possible, mais aussi indéniable. Ce verrou scientifique en matière d’identification connaît de nos jours une expansion totale en matière d’identification, notamment avec la mise en place récente en France, du Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG). Ce nouveau mode d’identification, considéré aussi comme un mode de fichage, est un sujet épineux de controverses éthiques.
La présentation sera réalisée en 3 parties :
– le cadre réglementaire en matière civile et pénale
– après un interlude scientifique, seront présentées les techniques de l’empreinte génétique.
– enfin le débat sera ouvert sur la sensibilité de l’identification génétique et du fichage génétique en général.

Pour en savoir plus sur la Fête de la Science