les réflexions de bioéthique de l’Ecole de l’ADN – 2020

INVITATION

Les réflexions de bioéthique de l’Ecole de l’ADN

Événement libre à accès gratuit sur inscription

le vendredi 7 Fevrier 2020 de 14 à 17h

Sur se le site de  l’Université de Nîmes Site des Carmes

Cet événement annuel a pour objet de faire le point sur des questions et des problématiques d’éthique liées à des interrogations citoyennes.

Les nouvelles techniques d’édition génomique ont révolutionné la génétique de ces 10 dernières années, pour cause la manipulation des gènes a non seulement été facilitée, mais les applications sur l’homme, sont traduites par de nombreux essais cliniques en cours Auprès du profane et du néophyte cela suscite une crainte accompagnée de questions légitimes.

  • Quelles sont les applications potentielles ?
  • Peut-on dériver sur une sélection eugénique ?
  • Quelles sont les règlementations en vigueur ?
  • Sommes-nous protégés de manière équivalente à l’échelle internationale ?
  • Quelles sont les limites technologiques ?
  • Peut-il y avoir une altération de la biodiversité ?
  • L’évolution de l’humanité est-elle engagée….

Bref entre autres de ces points de nombreuses autres questions seront soulevées lors de cette séance citoyenne, scientifique, experte et bioéthique.

Participants

  • Marion Abecassis, Juriste
  • Philippe Berta, Généticien Député
  • Florence Dumas, Enseignante chercheuse en psychologie Université de Nîmes
  • François Hirsch, INSERM secrétaire général de ARRIGE
Coordination: Cyril Sarrauste de Mentiere - CNRS & Christian Siatka – Ecole de l’ADN

 Type de public visé : Grand public

 

Conditions de participation gratuité

Contact Christian Siatka – siatka@ecole-adn.fr

 

2019 : Une année d’anniversaire pour les sciences naturelles !

2019 : Une année d’anniversaire pour les sciences naturelles !

La nature, l’organisation des formes vivantes, ont fascinés l’Humanité depuis l’Antiquité Grecque. Le premier penseur grec à s’être penché sur la question de l’organisation des animaux, de leur classification, est Aristote, notamment au travers de trois de ses écrits fondamentaux : « Histoire des animaux » (343 av. J.-C.) ; « Les parties des Animaux » (entre 343 et 330 av. J.-C.) et, « De la génération des animaux » (~330 av. J.-C.). Ces œuvres marquent le commencement de la longue histoire d’une discipline à part entière : Les sciences naturelles.

Les sciences naturelles se définissent comme « l’étude de la vie sur la Terre et de sa biodiversité » (1), pouvant se traduire également sous la formulation suivante : « ensemble formé par les sciences de la vie et celles de l’écosystème ayant permis l’éclosion de la vie » (2).

Pourquoi dire que 2019 est une année d’anniversaire pour les sciences naturelles ? Car celle-là marque une postérité importante évoquant des dates synonymes de tournants en matière de compréhensions, de connaissances en sciences naturelles et évolutives :

  • 160ièm anniversaire de la publication de l’ouvrage magistral du naturaliste anglais Charles DARWIN : «On the Origin of Species by Means of Natural Selection, or the Preservation of Favoured Races in the Struggle for Life » (1859), œuvre fondatrice du darwinisme.
Photo de la statue de Charles Darwin au Muséum d’Histoire Naturelle de Londres  (Darwin Center). ©S.SAUVAGERE.
  • 210ièm anniversaire de la publication, par le père de la conceptualisation du terme de biologie au sens contemporain du terme ; Jean-Baptiste Chevalier de LAMARCK : « La Philosophie Zoologique» (1809), dans laquelle il élaborera sa théorie du transformisme.
Monument à Lamarck au Jardin des Plantes du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris réalisé par le sculpteur Léon Fagel (statue inaugurée le 13 Juin 1909). 
  • 230ièm anniversaire de l’achèvement d’une encyclopédie « naturelle » monumentale (36 volumes) du très grand naturaliste français ; Georges-Louis Leclerc Comte de Buffon : ” Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy” (1789), œuvre illustrant la diversité du vivant avec des iconographies splendides.
Statue de Georges Louis Leclerc Comte de Buffon au Jardin des Plantes du Museum d’Histoire Naturelle de Paris réalisée par le sculpteur Jean Carlus (1883). © 2012 Pierre Thomas.

Le XXIème siècle est marqué par une crise biologique sans précédent. En effet, le déclin de la biodiversité actuel est sans appel, comme le prouve l’un des derniers calculs du « Living Planet Index » (« Index de Planète Vivante ») par le WWF (World Wide Fund for Nature), faisant acte d’une perte des  populations fauniques naturelles, à l’échelle planétaire, d’environ 60% entre 1970 et 2014 (3). A l’échelle du territoire nationale (DROM-COM compris), selon les dernières données de L’Observatoire National de la Biodiversité datant de fin 2018, 26% des espèces évaluées présentent un risque de disparition au niveau français (4).

Ainsi, il est du ressort de l’Humanité, pour la préservation de l’équilibre dynamique des écosystèmes et de sa propre survie, que de prendre en considération de façon urgente cette érosion massive de la biodiversité et de mettre en place les mesures qui s’imposent pour la préservation de la diversité du vivant. Prenons exemple sur ces grands naturalistes du XVIIIème et XIXème siècle pour lesquels la nature et les formes vivantes étaient avant tout un spectacle à observer et à comprendre ; Charles DARWIN l’illustre bien par cette citation : « The love for all living creatures is the most noble attribute of man ».

  • François Ramade. (2008), « Dictionnaire encyclopédique des sciences de la nature et de la biodiversité », Dunod, Paris.
  • Andler, D., Fagot-Largeault, A., & Saint-Sernin, B. (2002), « Philosophie des sciences », Gallimard, Paris, p.495.
  • 2018. Living Planet Report – 2018: Aiming Higher Grooten, M. and Almond, R.E.A. (Eds). WWF, Gland, Switzerland.
  • Moreau, S., Lévêque, A., Cerisier-Auger, A. (2018). «Biodiversité-Les Chiffres Clés-Edition 2018», Datalab n°48, Agence Française pour la Biodiversité (AFB), Observatoire National de la Biodiversité (ONB), Service de la donnée et des études Statistiques (SDES), Paris.

 

Stéphane Sauvagère